FAMILLE NORBERT LADOUCEUR 

Cette partie de l'histoire est consacrée à une famille qui a particulièrement participé au développement de la paroisse de Sainte-Béatrix. Elle a pour but d’attirer l’attention sur la vie qu’on menée nos ancêtres.

Norbert Ladouceur fut baptisé sous le nom d'Albert par Monsieur Marcoux à Saint-Joseph de Maskinongé le 18 juin 1922. Norbert n'avait que 5 ans lorsque ses parents quittèrent Maskinongé pour Kildaire après un court séjour à Sainte-Élisabeth son père décédait en 1832 à Kildaire. Norbert n'avait que 9 ans il avait deux frères Félix 7 ans et Louis 5 ans.

Sa mère fut laissée veuve dans une pauvreté extrême elle convoitait en deuxième noce dès l'année suivante avec le veuf Joseph Bédard dit Lépine, lui-même un déshérité de la fortune et un amateur de la bouteille. On rapporte que Norbert a eu beaucoup à souffrir des mauvais traitements de son beau-père et qu'un jour il s'enfuit de la maison paternelle pour ne plus y retourner. Il avait 14 ans.

À la suite de son escapade Norbert fut amené en Nouvelle-Angleterre par ses frères aînés sans doute s'agit-il d'Olivier et de Pierre âgés respectivement de 17 et 19 ans ces derniers devaient travailler dans les forêts du Vermont et ils décidèrent que le jeune frère serait mieux à l'emploi de fermier. Ils le placèrent donc chez un couple « Yankee » des environs de Vergennes dans l’état du Vermont. Bons chrétiens, les frères aînés avaient exigé du couple protestant de veiller à ce jour à ce que leur jeune frère reste fidèle à son devoir religieux et de lui apprendre tous les travaux de la ferme. Les maîtres furent fidèles à leurs promesses mais nous pouvons nous demander au prix de quel sacrifice le jeune immigré a pu surmonter l'ambiance anglo-protestante

Après 4 ou 5 années Norbert revenait au pays natal bien préparé pour sa future mission d'agriculteur pendant cette période la maison paternelle était passée aux mains de Jean-Baptiste Beauséjour en 1839. La mère et le beau-père ayant probablement quitté l'endroit pour aller demeurer à Sainte-Élisabeth, c'est là que Norbert faisait la rencontre de la jeune fille qui deviendra son épouse. L’heureuse élue, Éloïse fille de Jean-Baptiste Beauséjour très jeune encore pour convoiter le mariage ne semblait pas manquer d'attrait naturel dit-on. Quant à Norbert Ladouceur on peut croire qu'il était un parti très enviable bien que plutôt petit de taille et peut-être un peu déformé d'une épaule il possédait de fortes qualités qui brillèrent de tout au long de sa longue carrière

Les trois les trois ou quatre années qui précédèrent son mariage il travailla sur des fermes dans des chantiers de Monsieur Barthélemy Joliette le long de la rivière l'Assomption ou encore dans les forêts de la Gatineau ou au flottage du bois sur la rivière des Mille-Îles près de Montréal. Il connaîtra des maîtres durs en particulier un fermier de Sainte-Mélanie qui abusa de lui dans le creusage d'un fossé et dont il se libérera par la suite par la fuite ou en se réfugiant chez le père de Franklin Mireault. Enfin, laborieux jeune homme parvenu à l'âge de 22 ans se trouvait en mesure de fonder sa propre famille. C'est donc le 26 octobre 1844 que le mariage fut célébré le contrat de mentionnait que le futur époux était cultivateur. 

 

 

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